Suivre les crédits clients
Un crédit non noté est un crédit oublié. Une méthode simple pour suivre ce que les clients doivent encore.
Mis à jour le 12 octobre 2026 · 6 min de lecture
Un crédit non noté est un crédit oublié
Servir un habitué qui paiera demain est une bonne pratique. Le problème n'est pas le crédit, c'est le crédit dont personne ne se souvient. Sans trace écrite, la mémoire fait le tri toute seule, et elle retient mieux ce qu'on vous doit que ce que vous devez.
Une fiche client avec le montant et la date suffit. Le reste, c'est de la discipline.
Ce qu'il faut noter
Le nom et le téléphone, pour pouvoir rappeler. Le montant exact. La date du crédit. La date à laquelle le client s'est engagé à payer. Et, si le crédit porte sur des produits, ce qui a été pris.
Une note dans un cahier fonctionne, mais elle se perd et ne se recoupe pas avec les ventes. La même information saisie sur la fiche du client reste attachée à son historique.
La fiche client : les champs à remplir
Une fiche utile tient en six lignes. Si un champ manque, c'est souvent celui qui servira le jour du rappel.
- • Nom et repère (« Marie, boutique à côté »).
- • Téléphone, pour rappeler sans se déplacer.
- • Montant exact du crédit.
- • Date du crédit.
- • Échéance promise (« vendredi »).
- • Produits pris, si le crédit n'est pas en argent.
Fixer une échéance et un plafond
Un crédit sans date n'est pas un crédit, c'est un cadeau qui s'ignore. Annoncez la date au moment où vous servez : « tu passes vendredi ». Une date courte et tenue vaut mieux qu'une date longue et floue.
Fixez aussi un plafond par client, par exemple le montant qu'il dépense d'habitude en une semaine. Au-delà, on encaisse d'abord et on re-crédite ensuite. Le plafond vous protège d'un client qui accumule sans que vous le voyiez venir.
Rappeler avant l'échéance
Le rappel se fait la veille ou le matin du jour prévu, pas le surlendemain du défaut. Un message court et neutre suffit : le montant, la date, et une question fermée. Le client qui a oublié paie, et celui qui n'a pas l'argent vous le dit avant que vous ayez à insister.
Modèle de message de rappel
« Bonjour [nom], c'est [votre boutique]. Vous aviez pris [montant] le [date], pour [produits]. C'est bon pour vous vendredi ? »
Le ton reste neutre : on demande une confirmation, on n'accuse personne. Un rappel qui met le client en défaut se paie plus tard en ventes perdues.
Faire le point chaque semaine
Une fois par semaine, prenez dix minutes : qui doit quoi, qui a dépassé son échéance, qui approche de son plafond. C'est le moment de décider, à froid, ce que vous faites des retards. Décider pendant une vente, sous la pression du client, se termine rarement bien.
Quand refuser
Un client qui a déjà dépassé son échéance sans en parler passe en paiement comptant jusqu'à régularisation. Ce n'est pas une sanction, c'est une règle simple, annoncée à l'avance et appliquée pour tout le monde. Une règle connue se discute beaucoup moins qu'une décision prise au cas par cas.
Le module clients de MerchantHQ garde cette fiche attachée à l'historique d'achat, et si vous travaillez aussi le coût des produits, voyez calculer sa marge et son prix de vente.
Questions fréquentes
- Faut-il un cahier ou un logiciel pour suivre les crédits ?
- Un cahier suffit pour commencer, mais il se perd et ne se recoupe pas avec les ventes. La même information saisie sur la fiche du client reste attachée à son historique et se retrouve en un geste.
- Comment fixer un plafond de crédit par client ?
- Prenez le montant qu'un client dépense d'habitude en une semaine. Au-delà, on encaisse d'abord et on re-crédite ensuite. Le plafond protège d'un client qui accumule sans que vous le voyiez venir.
- Quand rappeler un client qui doit de l'argent ?
- La veille ou le matin du jour prévu, pas le surlendemain du défaut. Un message court et neutre suffit : le montant, la date, et une question fermée.
- Que faire si un client dépasse son échéance ?
- Il passe en paiement comptant jusqu'à régularisation. Ce n'est pas une sanction mais une règle annoncée à l'avance et appliquée pour tout le monde : une règle connue se discute beaucoup moins.
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